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Les jeux relationnels et les conflits

#Comment sortir des jeux relationnels et des conflits ?

Les jeux relationnels ont la vie dure.

  • Vous arrive-t-il de vous retrouver dans des conflits, sans aucune intention de les avoir provoqués ? 

  • Après être venu en aide à quelqu’un, vous arrive-t-il de vous voir reprocher votre intervention ? 

Parmi les clients que j’accompagne, cette question des jeux relationnels et des conflits revient régulièrement. Ils arrivent en séance, me disant :

  • "Je suis un incompris"
  • "J’ai beau vouloir bien faire, je me retrouve accusé de trucs qui m’échappent."
  • "Pour finir, ça m’a tellement pris la tête que j’ai pris mes clics et mes clacs !"

Bref c’est un embrouillamini relationnel, où après y avoir tempêté et peut-être même versé quelques larmes, la seule issue est de se renfermer sur eux-mêmes.

Il est vrai que très souvent, ils revendiquent une communication authentique et sincère. Comme ils ressentent les choses profondément et comprennent vite, très vite ils livrent alors, sans fioriture et sans filtre leurs solutions.

Tous les éléments s’ajustent alors pour qu’un jeu relationnel survienne, sans crier gare !


Dans ce nouvel article, j’explore le triangle de Karpman ou triangle dramatique, un outil intéressant qui met en lumière le mécanisme de ces situations. Et je vous propose plusieurs pistes pour stopper ces jeux relationnels épuisants et contre productifs.

Victime, sauveur, persécuteur : la triade de Karpman


Le triangle dramatique ou triangle de Karpman illustre trois façons avec lesquelles vous entrez en relation.

Certains d’entre vous vont opter pour une posture haute, d’autorité voire de reproche c’est celle du persécuteur. C’est souvent une posture qui se nourrit de critique, d’interdit. Elle s’illustre au travers de phrases comme :

Mais, pourquoi n’as-tu pas fait ceci cela ? 

Ou je ne comprends rien à ta démarche.

Tu devrais faire cela plutôt que …

D’autres entrent dans la relation par la plainte, c’est la posture de la victime. On la reconnaît à des phrases comme :

Ça ne va jamais.

Je suis déçu, je n’y arrive pas …

Je suis un incompris

Enfin d’autres endossent le costume du sauveur, déjà décrite dans la vidéo le syndrome du sauveur. Le sauveur s’avère toujours prêt à aider, à faire à la place de l’autre, à proposer une solution, sans même avoir pris le temps de vérifier s’il y a eu une demande exprimée.

Des rôles interchangeables


Le triangle de Karpman ou triangle dramatique recense donc non seulement ces trois postures, mais surtout il nous alerte sur le fait que ces rôles s’interchangent au cours du jeu relationnel. Ainsi par exemple certains pourront dire : « Je ne suis pas compris, je suis vraiment déçu », puis tout d’un coup se mettre à crier et invectiver leur interlocuteur pour ensuite claquer la porte : de victime elles deviennent alors persécuteur. Le jeu peut s’installer et varier à l’infini, dans un conflit qui enfle !

Le triangle de Karpman

Les pistes pour en sortir ou plutôt ne pas y entrer !


Comment faire pour ne pas entrer dans ces jeux toxiques ? Trois pistes me semblent intéressantes à relever.

  • Conscientiser que vous entrez dans un jeu

S’il est parfois difficile de s’extirper du jeu relationnel, la meilleure solution reste en fait de ne pas y entrer. Cela passe donc par reconnaître que vous êtes en train de jouer avec votre interlocuteur. En vous repassant le film de ces entretiens qui finissent mal, vous identifierez facilement avec qui et dans quelles circonstances vous vous piégez. 

  • Sortir d’une des trois postures en activant l’état du moi adulte

Éric Berne, fondateur de l’analyse transactionnelle pose que nous aurions en nous trois États du Moi : le parent, l’adulte et l’enfant, et ce quel que soit notre âge. Tandis que le parent et l’enfant entrent facilement dans ces jeux décrits par le triangle de Karpman, l’adulte lui opte, pour une attitude neutre fondée sur le questionnement. Éviter l’amorce lancée par votre interlocuteur se fait alors en passant au mode question, vous mettant ainsi à distance de l’émotion suscitée. Pour illustrer, cela donne :

Tu me trouves peu clair, trop complexe, OK et si tu m’aidais à formuler mes messages ?

Tu ne vois pas l’intérêt de la solution que je propose, qu’est ce qui pourrait en donner à tes yeux ?

  • La dernière piste consiste à identifier les personnes de votre entourage, adeptes de ces jeux relationnels.  Et comme vous ne pourrez pas les changer, votre seule option est de décider de ne plus continuer à vous faire prendre à leurs jeux !

  • Certains environnements (pro ou perso) sont le théâtre de jeux très puissants et très ancrés, dans lesquels il s’avère souvent difficile de ne pas tomber. Admettre son impuissance à les stopper, tirer les conclusions qui s’imposent et s’éloigner reste de loin l’issue la plus juste.

Si vous aussi vous souhaitez savoir déjouer le piège des jeux relationnels et sortir ainsi des conflits, j’aurais grand plaisir à vous offrir un temps d’échange en prenant rendez-vous sur mon agenda.

Nous verrons ensemble comment je peux vous aider.

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