femme prise de parole en public

Comment oser s’exposer et quitter le "cocon" de l’invisibilité ?

Pourquoi aborder cette thématique avec vous aujourd'hui ?

Parce qu’elle est souvent présente chez les clients que j’accompagne ou chez ceux qui me sollicitent.

Et puis accessoirement, il y a quelques mois, j'y ai été confrontée de plein fouet...

Je vous raconte tout, en vous partageant mes expériences et mes pistes, pour vous aider à franchir l’inconfort que suscite ce passage vers la lumière

Qu’est-ce je veux dire par quitter le cocon de l’invisibilité ?

Vous savez ce moment quand, porté par notre envie, ce besoin d’aller plus loin, plus haut, d'aller vers quelque chose que l’on imagine mieux nous correspondre, nous prenons conscience qu’il va falloir nous exposer au regard des autres bien plus que nous le faisons jusqu’alors.

Ça peut-être :

  • de prendre la parole devant une audience importante
  • d’écrire des posts sur LinkedIn
  • d’oser écrire un livre,
  • de transmettre LE message qui nous touche
  • d’accepter une mission, un poste qui expose

Et là, alors que nous y sommes presque, la panique survient ; nous n’avons plus qu’une envie, celle de nous cacher dans un “trou de souris”.

Ça vous parle ?

Je me souviens de Pierre*, un client brillant

(* ceci n’est pas son vrai prénom bien sûr, comme tous les prénoms que j’évoque dans ce blog)

Nous nous rencontrons pour l’aider à décoder son mode de fonctionnement.

À l’origine, le contrat c’est de l’aider à comprendre ses débordements émotionnels. Son boss m’a demandé de le coacher, car Pierre s'est effondré après avoir reçu une promotion. Il a fondu en larmes à l’annonce de ce projet et ne voulait pas en entendre parler.

Son employeur ne comprend pas, ce n'est pas logique. C'est pourtant une belle récompense professionnelle.

Très vite, je me rends compte que Pierre fait beaucoup de choses, qu’il est très ouvert, qu’il est excellent manager et que rien ne s’oppose donc à ce qu’il évolue vite;

Mais lui ne VEUT pas.

Comme il me l’explique, il veut “rester au fond de la classe” comme à l’école. Surtout ne pas se faire remarquer ! Il est en plein cœur de ce tiraillement entre…

“Je sais faire plein de choses, je mérite ça, j’ai envie qu’on me reconnaisse ”

et ce “ prendre la lumière, m’exposer… jamais !”

Dit autrement, Pierre a envie d’être remarqué, reconnu pour tout ce qu’il apporte, mais quand cela se matérialise (autrement qu’en étant le rebelle de service parfois)

pfff.., il se dilue, disparait. Plus de Pierre... D’ailleurs, ne pensez-pas que moi je sois vaccinée contre ça !

Que nenni !

Moi aussi je suis passée par là… pas plus tard qu'en septembre dernier

Malgré mon expérience et mon “grand âge”, je viens de le reprendre en pleine face pour le Congrès Douance.

Participer à ce Congrès ?

Why not ! Allons-y !

  • Je candidate sans problème

  • Je suis sélectionnée.

Intérieurement, je me dis “ Wahou super ! “

Puis me vient une pensée du genre “Nathalie Alsteen ne devait avoir personne d’autre sous la main … ou alors, elle a dû avoir un désistement ” ;

Bon, mais j'arrive à faire taire ces voix critiques.

  • Vient le moment de la préparation, on discute, on enregistre les interviews.

RAS. J’y prends plaisir même.

Le temps passe, j’oublie. Vient l’été.

Le congrès, c'est en octobre, l’eau coule sous les ponts.

  • Trois jours après mon retour d'une mission en Martinique, Nathalie convie les orateurs.

Je me retrouve à une session de préparation des questions-réponses avec Serge Marquis (celui que j’ai tant apprécié) et le Professeur Lançon (un psychiatre bien connu et dont mon mari me parle souvent).

Bref, moi la « petite Isabelle », je commence à me dire, mais qu’est-ce que je fous là ? au secours, sortez-moi de là ! Rien à dire, circulez, il n’y a rien à voir ! 

Et en même temps, j'entends aussi ! Mais c’est génial…

Vous imaginez les voix qui se parlent et ne s’entendent pas ?

  • Le jour J à une demi-heure du direct live, je reçois des messages de soutien de mon mari, de mon entourage, d’amis, de ma fille… du genre

”Waouh, Bravo, c'est une belle reconnaissance professionnelle. Pas trop stressée ?” (Merci les amis, j'y pensais plus, mais là… si vous me dites ça, c'est que ça devient sérieux)

Et là, je glisse, je n’ai plus qu’une envie : me terrer dans un trou ! Et je vous passe les 10.000 questions qui viennent avec :

Qu’est-ce qui t’a pris de vouloir faire ça ? Pourquoi as-tu voulu prendre la lumière comme ça ? Tu ne vas rien dire d’intéressant !

BLABLABLA et BLABLABLA

Voilà… comme quoi, vous voyez, vous n’êtes pas seul !

II - Porter votre message

Avouons-le, si vous êtes ici et que vous me lisez, c'est aussi parce que vous avez le sentiment que vous avez un message à apporter, une mission, une contribution à remplir.

La vie sans quête de sens ni contribution au monde, très peu pour vous ! Et vous avez tellement raison ! Mais ce message, cette contribution, il va bien falloir les faire connaître, les partager et donc prendre la lumière et s’exposer.

Or pendant longtemps (et j’en ai fait partie), vous avez adopté la posture (confortable) de noter ce qui n’allait pas, ce qui pourrait être modifié, mais sans dire tout haut, ni même parfois formuler votre vision des choses.

Et maintenant que cette possibilité de prendre la parole arrive, c’est l’envie de vous débiner qui voudrait gagner.

Je vous partage en dessous ce que je mets en place pour m'aider à accepter cette exposition, qui entre nous soit dit est aussi drôlement excitante. Que c’est bon ce shoot de reconnaissance qui nous arrive ensuite !

I did it ! Danse du ventre ! Youpi 

D’ailleurs, pour tout dire, le Congrès Douance m’a confortée dans les projets que j'ai envie de développer à l'avenir… mais je vous en reparlerai plus tard.

Revenons à ce qui pourrait vous aider pour passer de l’ombre à la lumière. 

III - 3 clés pour enfin oser briller

Clé n° 1 : Se rendre compte que c’est notre « ego » qui se met direct en mode survie lorsque nous nous sauvons et nous cachons.

Je m’inspire ici des conseils de Serge Marquis que je vous recommande chaudement. Serge nous explique que notre cerveau ne fait pas la différence entre savoir si c’est notre égo qui est attaqué ou nous. Comme il a été programmé pour que nous fuyions face au danger, il réagit en nous donnant l’ordre de fuir alors que nous ne sommes ni menacés ni en danger.

C’est notre égo qui se met donc à envoyer des messages de peur :

  • Peur que notre opinion ne soit pas partagée
  • Peur d’être mal jugés
  • Peur de ne pas être assez bon
  • Peur de ne pas être reconnu…

Selon Serge, à ce moment-là, ce qui aide c’est de faire un arrêt sur image.

Ce qu’il appelle un pas de côtépour se regarder fonctionner.

  • À qui suis-je en train de répondre là maintenant ?
  • À mon égo, à sa peur d’être étiqueté ?
  • À ma survie ?

Par exemple, voilà ce que je me suis dit, juste avant le live, du Congrès Douance :

  • “Franchement s’il n’y a personne au congrès pour m’écouter, il n’y aura pas mort d’homme ou de femme”
  • “Pareil si au final, ils ne trouvent pas ça intéressant !”
  • “Et si je ne touche qu’une personne, c'est génial !”
  • “C’est ça que je veux faire donc basta !”
  • “J’y suis, j’y reste.”

Donc en résumé, essayez ça la prochaine fois, si l’envie de vous planquer arrive, alors…

  • faites ce pas de côté
  • respirez, fermez les yeux
  • et remettez-vous en contact avec ce qui vous anime

Vous verrez, c'est assez magique ! Ça apaise vraiment. En faisant ça, vous vous reliez à vous, vous faites taire votre égo.

Clé n°2 : identifier les protections dont vous avez besoin pour y aller

De quoi avez-vous besoin pour vous sentir en sécurité ?

Par exemple, moi pour ce congrès, j'en ai eu plusieurs :

  • Être bien au clair sur ce que j’avais envie de dire,
  • Le formaliser par écrit
  • M'entraîner à le dire pour que ça soit fluide.
  • Me relire, puis l’oublier
  • Ne pas me réécouter (certains acteurs ne revoient jamais leur film, bon ok, je ne suis pas une actrice)
  • Ne pas aller voir de suite les commentaires (c’est Aurélie, mon assistante qui l’a fait pour moi et ainsi, j'ai pu les lire)

Poser les choses, les évacuer de votre tête, les écrire et les dire à voix haute.

Tout cela permet à vos idées de commencer à prendre corps afin qu’elles s’incarnent vraiment.

Car avouons-le, parfois, vous ne faites pas toujours cet effort-là. Du coup, tout reste là-haut et ça ne s'imprime pas dans le concret. D’où vos frustrations, vos déceptions et votre colère enfouie aussi de ne pas être reconnu.

Clé n°3 : Enfin, s’autoriser à être qui vous êtes, parfaitement imparfait

Se donner l’autorisation d’être comme vous êtes, à être hypersensible, hyper émotif, à être dans ce stress et à fleur de peau. Moi, je me dis à chaque fois, OUI, ça va être délicat, surtout les deux/trois premières minutes, et c’est ok.

Et puis, je sais aussi que par expérience, ça disparaît comme c’était venu dès lors que je le partage.

Lors du Congrès Douance, j’ai confié à Nathalie et aux personnes qui m’écoutaient que j’étais contente d'être là et en même temps super stressée !

C'est vraiment un artefact que j’aime utiliser, oser poser les émotions qui me traversent, le stress qui est là et ne pas chercher à lutter contre mais plutôt à le déposer.

C’est un « truc » qui marche chez moi et chez mes clients quand ils sont dans des prises de paroles difficiles, justement quand ils doivent prendre la lumière.

Vous verrez, il y a comme un lien qui instantanément se fait avec votre public.

D’ailleurs, si je m’autorise à vous dire que j’ai la trouille, ça vous autorise à me dire que vous avez la trouille, non ?

En fait, on a tous peur de s’exposer ! Bon plus ou moins, on est d’accord. Mais parfois, sous prétexte d’être HP, hypersensible, super émotif, un peu écorché vif vous pensez que vous êtes seul au monde à vivre cela, mais non en fait !

Bien sûr, tout le monde n’a pas votre caisse de résonance qui passe son temps à tout amplifier, on est d’accord !

En résumé, allez à la conquête de votre visibilité et partez explorer ces trois pistes

  • Reliez-vous à vous-même et développez cette qualité de présence à soi en vous posant la question : Qu’est-ce que je suis en train de faire là ? Est-ce mon ego que je défends ?
  • Recherchez vos protections, j’en ai cité quelques-unes, mais il y en a plein d’autres.
  • Autorisez-vous à vivre ce que vous vivez ET allez-y, foncez !



Évidemment, ces pistes ne sont pas uniques et si vous souhaitez qu’on en parle pour identifier les vôtres, prenez rendez-vous dans mon agenda, nous verrons ensemble comment je peux vous aider.

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