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Attention à l’après parce que ça risque de craquer !

C’est suite aux échanges que j’ai eus avec bon nombre de managers, leaders en entreprise que j’ai décidé d’écrire cet article. Bien sûr il n’est le reflet que de mon parti-pris et beaucoup de choses vont encore beaucoup bouger d’ici mi-Mai


Néanmoins conscientiser toute cette charge émotionnelle, la "contamination" qu’elle engendrera sur la qualité de nos relations me semble salutaire .


Un vrai feu d’artifices émotionnel…

Depuis ces semaines passées, enfermée chez moi et pourtant ouverte sur le monde, je suis traversée par une palanquée d’émotions

-       La stupeur et la peur à l’annonce du confinement

-       La tristesse de ne pas pouvoir revoir mes enfants très vite

-       L’élan de survie : vite ! faire comme si rien n’avait changé tout en sachant que tout a  changé : visioconférences  en veux-tu en voilà, installation d’un vidéo-projecteur pour regarder les films « comme au cinéma », créer de nouveaux rituels, remplir son agenda de tout ça

-       L’apaisement qui vient avec ce « mouvement de ralentissement » qui nous rassemble  et nous relie ; à moi, il me donne la sensation de ne plus être décalée mais plutôt d’appartenir à une même communauté d’être vivants empêtrés dans un truc inconnu à l’issue incertaine.

-       L’incertitude permanente qui se déploie dans tous les pans de vie (perso, pro, familiale…)

-       Le découragement quand  le mot déconfinement rime avec conditions et restrictions

-       La colère et la culpabilité de me sentir inutile alors que tant de personnes sont sur le front, en première ligne

-       L’envie de m’isoler-        (…)

J' imagine que je ne suis pas la seule à être traversée par ces émotions différentes, à différents moments et à intensité variable .


Un vrai feu d’artifice émotionnel !

Ca pète dans tous les coins et nous ne sommes pas encore au bouquet final !


J’ai de la chance, j’ai un métier qui me procure l’espace et le temps nécessaire pour conscientiser toutes ces émotions, les transformer pour ne pas m’y empêtrer et continuer de cultiver ma lucidité.

Déception, désillusion et non-dits se sont aussi invités à la fête


Chez les managers, chez les leaders que je continue d’accompagner, qui sont donc « au front » depuis le début du confinement et qui très normalement fatiguent, je vois depuis quelques semaines poindre des sentiments de déception, de découragement, parfois même une sensation de trahison face à l’observation de comportements insoupçonnés, de réactions inattendues de la part de certains collaborateurs.

« Je ne comprends pas, je pensais qu’il était engagé et depuis le confinement, je ne le vois plus, je ne l’ai même plus au téléphone »

« Il avait dit se porter volontaire, et là il m’apprend qu’il se met en retrait »« Je regrette de lui avoir fait confiance car au final il n’est pas si motivé »

« Je ne comprends pas il est jeune, il devrait avoir envie de s’investir »

« Je l’ai  soutenue pour qu’elle ne soit pas obligée de se mettre en congé payé et là elle ne répond jamais présente aux visio que j’organise (…) ! franchement je regrette de l’avoir soutenue ! »

« Je le pensais loyal …et bien pas du tout, il préfère rester confiné que servir l’entreprise ! cela remet vraiment en question mon choix de l’avoir recruté ! ».

Quel impact sur nos relations demain ?

Si je partage aujourd’hui ces propos, c’est que je suis intimement persuadée que si nous n’écoutons pas collectivement (au sein de l’entreprise, de la collectivité, de nos familles) ces émotions qui pointent, si nous ne les nommons pas d’une manière ou d’une autre, si nous ne les accueillons pas  et ne les partageons pas, nous prenons le risque que nos relations en soient fortement impactées.


Comment imaginer le retour au travail sans avoir posé ces émotions qui nous ont traversés ?Comment imaginer coopérer avec un collaborateur pour lequel vous éprouvez le sentiment qu’il vous a trahi, heurté ?

A un de mes clients, je faisais prendre conscience du leurre de croire qu’il suffisait  d’enfouir « sous le tapis » les émotions ressenties pour qu’elles disparaissent.

A coup sûr, au moindre écart, au moindre tracas, nous pouvons faire le pari qu’elles s’exprimeront et généralement pas au meilleur moment ni de la meilleure manière qui soit ! D’ailleurs, Eric Berne le démontre bien mieux que moi dans sa théorie des

« timbres ».

Le cadeau caché

Alors si nous ne voulons pas, lorsque nous nous retrouverons au grand complet engagés à reconstruire « des lendemains qui chantent », passer beaucoup plus de temps à colmater les plaies ouvertes qu’à coopérer, il me semble urgent que collectivement nous apprenions à accueillir les émotions qui nous ont accompagnées durant cette période inédite .

Et qui sait, cela pourrait être ça le cadeau caché du confinement : apprendre collectivement  à renouer avec nos émotions et  les mettre au service de la qualité de nos relations interpersonnelles …. 

Vous avez envie que nous creusions ce sujet ? Je vous invite à prendre Rv avec moi pour une séance stratégique où nous verrons ensemble comment je peux vous aider à travailler les émotions de vos collaborateurs pour préserver la coopération et la qualité des relations au sein de votre équipe

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