fbpx
Le sauvetage de ses collaborateurs

#Le syndrome du sauveur

  • Vous êtes du genre à vouloir aider, faire à la place de vos collaborateurs, de vos collègues ?     
  • Aider c’est comme une « vocation » peut-être ?
  • Enfant, vous vouliez sauver le monde, adulte, vous êtes le premier à proposer votre aide, alors même que personne ne l’a demandé ?

Mais pourquoi en parler si ça fait du bien à tout le monde ?


Ce thème du « sauvetage » est un thème qui revient très souvent chez les leaders atypiques que j’accompagne.


Bien que répandue cette posture du sauvetage n’est pas souvent conscientisée.

Tout ça irait bien, sauf que j’entends aussi en corollaire :


« Avec tout ce que j’ai fait pour lui, tout ce que j’ai mis dans cette relation… Voilà comment il me remercie ! »


Ou « Je n’en peux plus, je suis épuisé, je porte trop de choses… tout le monde compte sur moi. »


Le plaisir d’aider se transforme alors en un lot de frustrations et de déceptions !

À la fois pour vous, mais aussi pour ceux que vous avez aidé.


La générosité succède le reproche.


Au final, c’est assez improductif.

Dans cet article, je vous propose quatre pistes pour éviter de tomber dans les pièges qu’il vous tend.

Essayons rapidement de comprendre ce qui se joue.


La posture du sauveur est un concept issu de l’analyse transactionnelle courant de psychologie fondée par Éric Berne. Elle fait partie d’une trilogie de postures, reprises dans le triangle dramatique de KARPMAN, dont vous voyez ici l’illustration.

Qu’est-ce que ça veut dire ?


Pour rappel, le triangle de KARPMAN illustre la façon plus ou moins toxique dont nous rentrons les uns et les autres en relation. Celle dont on parle aujourd’hui, c’est donc celle du sauveur.

Le sauveur rentre dans la relation par l’aide, le sauvetage de l’autre .

En général, il n’a même pas laissé le temps à son interlocuteur de s’exprimer qu’il lui a déjà trouvé une solution.

Bien sûr, comme vous l’avez vu, les rôles s’interchangent au sein même du triangle ; ainsi le sauveur devient victime ou même persécuteur.

Tout cela mène en général à un jeu relationnel qui lui-même aboutit au conflit.



Pourquoi éviter d’embrasser la posture du sauveur ?


Tout comme se positionner en persécuteur ou en victime, il n’est pas plus juste de se positionner en sauveur.


o  Sauver l’autre sans qu’il ait pu faire de demande, c’est lui enlever une part de sa responsabilité, de ses choix et de ses décisions. Qui suis-je pour savoir à la place d’un collaborateur ce dont il a besoin ?

o  C’est souvent une posture qui crée une situation de dépendance, une dette. Je vois souvent des personnes se plaindre que leurs collaborateurs ne sont plus autonomes. À force d’avoir pêché pour eux, ils n’ont pas appris à pêcher par eux même !

o  C’est comme on l’a vu le terreau de nombreuses relations conflictuelles.


Si vous vous reconnaissez dans cette posture, voici quatre pistes à explorer :


o Conscientiser : Vous avez peut-être eu du mal à trouver votre place, du fait de ce sentiment de décalage dans votre façon de penser, dans votre façon de réagir aux émotions. Je peux alors faire l’hypothèse qu’une façon que vous avez choisi pour rentrer en relation avec l’autre, a été de rentrer par le soin par l’aide, en vous disant inconsciemment « ainsi je serai apprécié et accepté ».

C’est cette peur de ne pas être reconnu, apprécié, qui continue de nourrir votre scénario du sauvetage. En prendre conscience, vous aidera à sortir de ces scénarios relationnels qui s’enclenchent sans que vous vous en rendiez compte.

Croyez-moi c’est déjà 50% du chemin !


o Clarifier : Lorsqu’une envie de sauvetage apparait, posez-vous cette question : à quoi est-ce que je réponds ? à qui est-ce que je réponds en faisant ainsi ?

Si c’est à votre collaborateur, c’est un moindre mal, si c’est à vous, à votre besoin de légitimité, de reconnaissance… danger !


o Réapprendre à se centrer sur vous et sur vos besoins. Une caractéristique que l’on retrouve très souvent chez les leaders atypiques, c’est qu’ils n’ont pas appris à identifier leurs besoins et à y répondre ; du fait d’une forme de faux-self, de sur adaptation aux autres et à leur environnement. En réapprenant à identifier le besoin qui est là souvent tapi derrière une émotion, vous veillerez d’abord à vous avant de vous lancer dans un sauvetage pas forcement bienvenue.


o Savoir attendre que votre interlocuteur formule une demande claire d’intervention

de votre part. Ce qui signifie : Pas de demande = pas d’intervention. Une simple phrase du genre : « as-tu besoin d’aide ? » suivi d’un « de quoi as-tu besoin pour sortir

de ce mauvais pas ? » devrait amplement suffire à ne pas tomber dans un piège relationnel et à redonner à votre collaborateur toute son autonomie dans le choix des solutions à mettre en place.


Grâce à ces 4 pistes, vous devriez sortir des pièges que vous tend la posture du sauveteur.

Si vous aussi vous souhaitez savoir comment faire pour éviter de tomber dans le piège du syndrome du sauveur, j’aurais grand plaisir à vous offrir un temps d’échange en prenant rendez-vous sur mon agenda.

Nous verrons ensemble comment je peux vous aider.